La carte des programmes vient de s’enrichir au cégep de Victoriaville, le ministère de l’Éducation l’ayant autorisé à dispenser une formation en «design industriel» à son École nationale du meuble et de l’ébénisterie de Victoriaville et une autre en techniques d’éducation à l’enfance. Dans les deux cas, on estime que le Cégep peut développer son attractivité tout en contribuant à combler les besoins de main-d'œuvre de la région.
En ce qui concerne le diplôme d’études collégiales (DEC) en design industriel, il y a longtemps que le Cégep espérait pouvoir le dispenser à Victoriaville pour donner un nouvel élan à son École.
Ce programme vise à former des techniciens habiles à utiliser des logiciels pour dessiner et concevoir, des meubles, des composantes, des objets, des accessoires en bois et en d’autres matériaux.
Le directeur général, Vincent Guay, mentionne que ce programme pourrait allécher, notamment, des élèves déjà formés en ébénisterie. «Cela pourrait leur faire un continuum intéressant.»
L’industrie du meuble se transforme, se diversifie, se fractionne, observe-t-il. «L’entreprise manufacturière québécoise se dirige vers la microproduction.» Et il croit que le marché aura besoin de ces concepteurs formés dans l’esprit du mouvement européen qu’est l’ethnodesign.
Le programme sera dispensé à compter de l’automne 2010.
Services de garde
L’autre programme pour lequel le Cégep a obtenu l’aval de Québec concerne les techniques d’éducation à l’enfance. La formation de trois ans sera aussi offerte à partir de l’automne 2010. En ce domaine, les besoins sont grands, rappelle le directeur des études, Daniel Mercier.
L’an dernier, Québec octroyait des centaines de nouvelles places de garde au Centre-du-Québec, alors que les installations actuelles se butent déjà à un manque de personnel. Les garderies et Centres de la petite enfance ont l’obligation de confier une partie de leurs postes à des techniciennes.
Et l’écoefficacité?
Enfin, le Cégep devrait aussi accueillir, avant Noël, sa première cohorte d’élèves – on en espère une vingtaine - pour cette attestation d'études collégiales en écoefficacité, un «label» exclusif à Victoriaville.
La promotion de cette toute formation originale devrait se faire cet automne.
Vincent Guay rappelle que depuis quelques années, l’institution collégiale s’efforce de colorer et d’élargir son éventail de programmes. Les fruits de ces efforts, le Cégep commence à les récolter, ajoute-t-il.