
Il n’y a pas dix, mais deux clés de succès à l’intégration des nouveaux arrivants immigrants à Victoriaville, estime le maire, Alain Rayes. Il leur faut persévérer à maîtriser la langue… et ne pas avoir peur de s’impliquer dans la société victoriavilloise. Et pour cet aspect, beaucoup de possibilités en termes d’organismes et d’événements s’offrent à eux, a-t-il précisé, au jour même du 150e anniversaire de Victoriaville.
Pour la deuxième fois, la Ville de Victoriaville a organisé une cérémonie pour accueillir, d’un goûter, d’un certificat, de musique, de mots de bienvenue, ces 66 immigrants installés à Victoriaville depuis 2009. Ils proviennent de 18 pays différents.
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La cérémonie visait à accueillir tous les ménages, de grandes et de plus petites familles, des couples, des gens seuls, même le petit Louis-Vincent Poudrier, garçonnet d’origine haïtienne dont on soulignait, justement, le troisième anniversaire de naissance mardi.
Ses parents, les Victoriavillois Christine Couture et Patrick Poudrier, ont enfin pu réaliser leur rêve d’adoption, leur petit garçon étant arrivé à Victoriaville le 27 janvier dernier. «Le séisme de janvier a seulement accéléré le processus, parce que nous avions entrepris les procédures il y a trois ans», ont confié les parents.
La cérémonie a pris la couleur du maire Rayes, lui-même fils de Raouf Rayes, originaire d’Égypte, installé à Victoriaville depuis la fin des années 1960. L’occasion était belle pour M. Rayes, père, de raconter à son auditoire cosmopolite comment il en était arrivé à quitter son Égypte natale. Il a raconté que c’est l’amour de Mona, rencontrée alors qu’ils étaient étudiants universitaires, qui l’avait incité à partir. Elle avait 17 ans, il en avait 18.
M. Rayes, père, n’a pas manqué de dire qu’il avait été difficile pour lui de se trouver un emploi, son diplôme d’ingénieur n’étant pas reconnu chez nous. Il s’est remis aux études pendant que sa nouvelle épouse travaillait pour subvenir aux besoins du couple. C’est un compatriote qui lui a proposé d’occuper un emploi d’enseignant au cégep de Victoriaville. L’essai a été concluant et M. Raouf n’a plus jamais voulu aller ailleurs.
Le maire a souhaité que les nouveaux arrivants s’installent pour longtemps à Victoriaville. Et que leur intégration ne se fasse pas au détriment de ce qu’ils sont. Ce qui fait la force d’une société bien éduquée, c’est l’addition de ses différences, a-t-il ajouté.
La cérémonie a été organisée avec le concours du Comité d’accueil international des Bois-Francs et le ministère de l’Immigration et des Communautés. On avait également invité Sylvain Côté, administrateur des pharmacies Jean Coutu à témoigner de ses expériences d’intégration de personnel en provenance de divers pays.
Source: Hélène Ruel
La Nouvelle / Union