Les citoyens de Victoriaville, les résidants du Chêne et du Roseau et leurs proches n’ont pas attendu le moment de l’inauguration pour fréquenter ce nouveau parc urbain, marcher ou rouler dans les allées pavées, s’asseoir sur les bancs, se balancer au milieu d’arbres immenses plantés il y a plus d’une cinquantaine d’années… et jeter un coup d’œil aux écureuils toujours aussi affairés en ces lieux.
La Ville de Victoriaville a investi 450 000 $ pour aménager ce parc situé entre les deux centres d’hébergement du Chêne et du Roseau, complétant un vaste projet amorcé il y a quatre ans.
Aux yeux de l’architecte paysagiste, Josée Labelle, de la firme montréalaise NIP Paysage, ces jardins et ce parc sont à peu près uniques au Québec, du moins dans l’environnement d’établissements publics. «Je dirais même qu’il s’agirait d’une première par l’ampleur du projet. On peut voir ce genre d’aménagements dans le privé… et aux États-Unis», note-t-elle.
Mme Labelle a expliqué que pour aménager le parc urbain, elle s’était laissée inspirer par les lieux, surtout par cet arboretum créé il y a plus d’une cinquantaine d’années, les érables, les chênes, les pins blancs, les tilleuls ayant déjà été plantés en rangées, préfigurant les allées d’aujourd’hui.
Avec une équipe du centre d’hébergement, constituée entre autres d’infirmières, la firme d’architectes paysagers a tenu compte des besoins des résidants pour concevoir les jardins et le parc urbain.
Dans le parc, on remarquera la disposition des bancs (avec des accoudoirs) pour favoriser les rencontres, les allées en ligne droite, les balançoires accessibles aux personnes à mobilité réduite ou en fauteuil roulant. Si l’on fréquente le parc le soir, on remarquera le discret éclairage, parfois dissimulé entre les branches des arbres.
«L’objectif, c’est de stimuler les activités, de faire en sorte que les proches des résidants restent plus longtemps en leur compagnie», dit Mme Labelle.
On n’a pas tout à fait terminé de «meubler» le parc urbain. Il reste, au cours des prochaines semaines, à installer une fontaine, un terrain de pétanque, des glissades pour les enfants et à tracer un deuxième sentier, parallèle à la Promenade des aînés. C’est qu’il y a beaucoup de trafic dans ce secteur!, observe M. Rancourt.