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15 janvier 2010

Victoriaville en pleine ébullition


Le nouveau maire de Victoriaville, Alain Rayes, n’a pas besoin d’une boule de cristal pour prédire que la Ville sera en pleine ébullition au cours de la prochaine année, s’appuyant, notamment, sur le budget de 17,7 millions $ qu’elle investira dans ses infrastructures. Il veut que Victoriaville se développe à la «vitesse grand V», aspire même à ce qu’elle passe du troisième au premier rang au Québec pour son dynamisme entrepreneurial. Comme s’il faisait écho à son slogan électoral, il a ajouté qu’il visait à ce que Victoriaville devienne la meilleure ville au Québec pour y faire des affaires et pour sa qualité de vie.

Pendant 45 minutes, devant les quelque 200 convives de la Chambre de commerce et d’industrie des Bois-Francs et de l’Érable, Alain Rayes s’est prêté à son premier dîner du maire, une tradition ancrée depuis sept ans dans les mœurs victoriavilloises. «C’est tout un défi de passer après M. Richard», a-t-il dit, d’entrée de jeu, la préparation de son exposé lui ayant fait perdre quelques livres, a-t-il précisé.


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 Le maire Alain Rayes

Il a réitéré les engagements que le nouveau conseil a pris pour les quatre prochaines années : contrôler la hausse des dépenses d’opération de la Ville à 3%, ne pas augmenter de plus de 2% annuellement le compte de taxes d’ici 2013, contrôler l’augmentation de la dette de façon à la ramener à ce qu’elle était à la fin de 2009 et offrir aux contribuables, en 2011, la possibilité de payer leurs taxes en douze versements.

Il a rappelé qu’en 2009, Victoriaville avait dépensé un record de 21 millions $ dans ses infrastructures, ces 21 millions $ incluant les 8 M$ destinés à la construction de la piscine. Avec un budget de 17,7 millions $ sans projet de l’envergure de la piscine, tout Victoriaville deviendra un gros chantier, a dit le maire. «Vous n’aurez jamais vu autant de nouvelles rues!». Victoriaville veut se prévaloir au maximum du programme de subventions PRECO pour le renouvellement des conduites.

Alain Rayes, mais aussi ses collègues de Sainte-Anne-du-Sault, Daveluyville et Maddington attendent, par ailleurs, une réponse du ministre des Affaires municipales concernant ce gros projet de développement de 7 millions $ d’un parc industriel à Sainte-Anne-du-Sault. «Victoriaville aura enfin sa vitrine sur la 20!», a dit M. Rayes. Ce projet pour lequel les autorités municipales attendent une grosse subvention serait profitable tant aux entreprises déjà installées à Victoriaville qu’à toutes ces nouvelles qui exigent un accès direct à l’autoroute 20, la MRC Arthabaska n’étant pas desservie par les trains routiers. «Sans qu’elles déménagent leur siège social de Victoriaville, certaines entreprises pourraient avoir un entrepôt dans le nouveau parc industriel de Sainte-Anne-du-Sault», a suggéré le maire Rayes. Écoparc, etc.

Le développement du parc industriel Fidèle-Édouard-Alain à Victoriaville n’est pas en reste dans les priorités des autorités victoriavilloises, La Nouvelle Union ayant déjà traité de ce projet d’en faire un écoparc industriel.

L’agrandissement de l’aéroport André-Fortin, la construction d’un toit pour Tourisme Bois-Francs, l’aménagement d’une passerelle enjambant la Bulstrode au bout du réservoir Beaudet, l’installation d’une surface synthétique au stade Yvon-Paré figurent également parmi les projets déjà connus.

Le maire a également précisé qu’on estime à 8 millions $ la somme nécessaire pour draguer le réservoir Beaudet, la Ville réservant son enveloppe annuelle de 2,5 millions $ provenant du transfert de la taxe d’essence pour payer ce futur gros chantier (on ne sait pas quand). Et ce n’est pas encore à ce moment-ci que l’on saura exactement quand, exactement, la nouvelle piscine Édouard-Dubord s’ouvrira aux baigneurs. Un retard dans la livraison de certains produits a obligé la Ville à en reporter l’ouverture. «J’ai une rencontre à ce sujet à la fin de semaine», a dit M. Rayes. Quant à la nouvelle planification stratégique, le conseil l’adoptera à l’automne prochain, avant le budget 2011, a précisé le maire. «Mais vous en entendrez parler avant l’automne», a-t-il ajouté. Un aréna, oui ou non? Cette planification stratégique pourrait comporter certaines réponses à une des trois questions qui lui a été posée. «Aura-t-on, ou non, un nouvel aréna?»

Comme il l’avait fait lors de sa campagne électorale, Alain Rayes a répondu que Victoriaville avait besoin de nouvelles infrastructures sportives et culturelles, mais qu’avant de choisir lesquelles, une «analyse sérieuse» devait être menée. Des «problèmes», plusieurs organisations sportives en éprouvent, a-t-il dit, nommant le tennis et la gymnastique, bien sûr le hockey. De l’eau 5 étoiles dans les toilettes!

Source: La Nouvelle/Union

            Hélène Ruel